« Le tonneau magique » de Bernard Malamud (Rivages, 2018)

Très intéressée par les histoires de vies, la quatrième de couverture de cet ouvrage m’a immédiatement convaincue. Je ne connaissais pas Bernard Malamud et le voir décrit comme l’un des grands écrivains américains du XXème siècle a été l’information de non-retour : il fallait que je le lise !


Quatrième de couverture : « Finkle, Sobel, Rosen, Feld… Ils sont cordonnier, tailleur, étudiant. Tous sont immigrés ou enfants d’immigrés, aspirant à un destin qui réparerait les souffrances vécues en Europe et laisserait enfin place à la lumière. Bernard Malamud donne à ces vies minuscules une dimension mythique. Tendres, parfois cruels, mais toujours profondément émouvants, ces treize contes prouvent son incroyable puissance pour sonder l’âme humaine. Tels les Dublinois de James Joyce, les gens de New York qui peuplent Le tonneau magique ont marqué de leur empreinte la littérature. Considéré par Philip Roth comme un chef-d’œuvre fondateur, ce recueil est un classique en Amérique, couronné en 1959 par le National Book Award.

Bernard Malamud (1914-1986) est l’un des maîtres du roman américain. Depuis 2015, les Éditions Rivages ont entrepris de rééditer son œuvre avec succès. Outre Le tonneau magique, ont paru Le meilleurL’homme de Kiev (prix Pulitzer) et Le commis. »


L’ensemble des nouvelles donne un aperçu de vies qui se contruisent et se reconstruisent, qui avancent à découvert ou qui fuient un passé souvent douloureux : la Shoah n’est jamais loin. Les récits questionnent la pauvreté des années 1950 aux Etats-Unis, pays vu comme celui de la réussite et de la richesse. Et si ce n’était qu’une image bien loin de la réalité ? Les personnages évoluent soit dans des quartiers pauvres américains soit à l’étranger, notamment en Italie. Leur quête va de la survie au bonheur, mais rien n’est jamais simple et les chemins détournés et les malentendus sont nombreux.

Il est toujours difficile de résumer un recueil de nouvelles, mais je peux assurer qu’elles sont toutes différentes dans leurs contenus et le talent de conteur de Bernard Malamud nous emmène avec lui avec une grande facilité. La description des décors et des états d’âmes sont précis, le rythme est vraiment maîtrisé et le style peut nous emmener de l’ultra-réalisme à des passages presque issus de contes aux couleurs fantastiques.

Mes nouvelles préférées sont Deuils qui m’a littéralement brisé le coeur ; La précieuse clé qui ressemble presque à une quête sans fin humoristique et hystérique ; Lectures d’été qui positionne la lecture comme solution pour perdre un peu de la lourdeur d’une vie ; La Dame du lac qui est d’une ironie absolue mais très touchante. Mais elles ont indéniablement toutes leurs qualités.

Il ne me reste plus qu’à découvrir les autres romans de Bernard Malamud, notamment Les locataires qui a l’air passionnant. Malheureusement, il semblerait qu’il n’ait pas encore été réédité par les éditions Payot & Rivages.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : B comme Bouquiner • Les imposteurs • Sur la route de Jostein


 

Et vous, connaissez-vous l’œuvre de Bernard Malamud ?

Commentaires

3 comments on “« Le tonneau magique » de Bernard Malamud (Rivages, 2018)”
  1. jostein59 dit :

    Oui, ça donne envie d’en lire plus

    Aimé par 1 personne

  2. Ingannmic dit :

    Tu as aussi L’homme de Kiev qui est très très bien, et qui est sorti en poche. A lire, vraiment (une sorte d’affaire Dreyfus russe…)

    Aimé par 1 personne

  3. Usva K. dit :

    Merci pour ce conseil ! 😁

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