« Chère Créature » de Jonathan Case (Glénat, 2018)

Sorti le 14 février, je me suis jetée sans hésitation sur ce roman graphique ! Une belle lecture avec une histoire humaine dont le protagoniste, une créature des profondeurs marines, ne rêve que de trouver l’amour (et d’arrêter de manger les jeunes femmes qu’il croise).


Quatrième de couverture : « La vie de Grue, étrange humanoïde des profondeurs de l’océan, bascule lorsqu’il découvre des œuvres de Shakespeare enroulées dans une bouteille de coca… Venu à la surface pour tenter de se faire des amis, Grue est rejeté et se met alors en tête de retrouver la personne qui a jeté les pièces dans la mer. Ce qu’il trouve, c’est l’amour dans les bras de la belle Giulietta… Mais avec son passé trouble et sordide, Grue doit décider s’il est prêt à renoncer à sa véritable nature pour devenir un homme nouveau.

Jusqu’où est-on capable d’aller par amour ? C’est la question que pose Jonathan Case dans ce récit atypique qui mêle romance intimiste et hommage aux monstres des séries B américaines des années 1940-50. Pour son premier roman graphique, l’auteur de The New Deal nous conte le destin tragique d’un mutant à l’âme de poète dans une fable tendre et onirique teintée de noirceur, proche des œuvres de Charles Burns. »


Grue, c’est son nom, est un peu déboussolé. Les restes de pompoms girls ne lui font plus envie. La raison ? Shakespeare, ou plutôt des extraits de pièces de Shakespeare qu’il attrape dans la mer, protégés dans des bouteilles de soda. Cette littérature le transporte et il ne souhaite qu’une chose : trouver la personne qui lance ces bouteilles à la mer, car il en est déjà fou amoureux.

Avec lui, trois crabes aussi irritants qu’attachants, vont vivre les différentes péripéties qui vont rythmer cette histoire. Je les ai énormément appréciés, de vrais petits diables, bourrés d’humour pinçant.

Dans ce roman graphique, la créature fait tout pour se détacher de son passé sanglant pour pouvoir aimer, libéré de ses pulsions morbides (liées à l’excitation sexuelle des humains), alors que les hommes montrent pour certains leur monstruosité, notamment dans la chasse qui se met en plae et dans l’étude dite scientifique de Grue une fois celui-ci capturé.

L’aspect lumineux de l’histoire réside dans la détermination de Grue à vouloir changer et dans le regard de sa bien-aimée qui le voit au-delà de son apparence et de son passé. Une histoire qui fait rire, qui surprend, qui choque parfois, mais qui laisse un joli souvenir : personne n’est prédéterminé et la beauté est dans les yeux de celui qui regarde.

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Mille et une frasques • Oncle FumettiCityComics2014


 

Et vous, avez-vous envie de le découvrir ?

2 commentaires

    1. La BD est quand même un peu spéciale, parfois un peu trash, mais j’ai bien aimé. La couverture m’avais aussi beaucoup accrochée, simple et efficace ! 🙂

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