Qui a rapidement parcouru ce blog sait que je ne suis pas la reine des livres feel good ou humoristiques. *C’est rien de le dire* Mais j’ai immédiatement été sous le charme de ce qu’annonçait ce livre. Un peu de changement dans mes habitudes de lecture qui a été le bienvenue !

9782330097172« Quelle chance, à partir d’un certain âge, d’être obligé de se lever la nuit pour satisfaire des besoins physio­logiques ! Entre une prostate capricieuse et des frin­gales intempestives, c’est l’occasion de donner libre cours à ses pensées sans risquer d’être dérangé. Après tout, si les frigos sont dotés d’une loupiote, c’est bien pour qu’on puisse s’offrir une collation nocturne… Des toilettes à la cuisine, tandis que Madame s’ef­force de dormir du sommeil du juste, notre homme met à profit ses insomnies pour philosopher en paix, refaire le monde et régler pas mal de questions, de l’existence de Dieu à la guerre en Irak. Rien que ça.

Concentré d’anecdotes, de réflexions et de maximes, un livre désopilant, à la fois trivial et fin, sage et absurde. À mettre entre toutes les mains. »

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai énormément aimé ce livre ! Il est plein d’anecdotes drôles et/ou improbables, de questionnements existentiels dont l’existence peut pourtant se passer, d’un culot qui fait plaisir à lire. Flemming Jensen peut être aussi tendre que punaise, mais majoritairement punaise quand même. Attention, ce qualificatif est porteur d’affection.

Nous suivons le narrateur dans une succession de nuits durant lesquelles il faut : pisser, manger, penser, le tout sans jamais réveiller sa femme, ce qui est parfois difficile. Peuvent se présenter des aventures, réelles ou créations mentales, mais toujours drôles, facétieuses ou mordantes.

Si l’ensemble m’a vraiment convaincue, j’ai été quelque peu refroidie au départ par des considérations sur les différences entre hommes et femmes concernant les réflexions philosophiques. Ne vous arrêtez pas à cela si vous le commencez, la suite prouve que ce pouvoir a priori masculin d’avoir une réflexion qualitative de fond (pour citer l’auteur) est en réalité poussé dans les derniers retranchements de l’absurde et est vite tourné en dérision. Une chance, car le sexisme me fait perdre tout sens de l’humour.

Je vous laisse donc avec Flemming Jensen, pour l’accompagner nourrir le chat des voisins et chercher l’existence de Dieu, visiter un manoir danois richement orné de vestiges de chasse, préparer des anniversaires en fonction de qui se supporte dans une même pièce ou non, et encore d’autres situations qui semblent simples ou sérieuses, mais ne vous y trompez pas. Mention spéciale pour la mauvaise foi du narrateur vis-à-vis de ses fringales nocturnes, un dé-lice !

Pour en savoir plus

 

Et vous, un livre léger qui vous a plu dernièrement ?

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