« Irena » tomes 1 & 2 de Jean-David Morvan, Séverine Tréfouël, David Evrard et Walter Pezzali (Glénat, 2017)

Cela faisait longtemps que je m’étais promis de découvrir cette bande dessinée et c’est chose faite avec les deux premiers volumes. Le troisième est paru en janvier mais nous ne l’avons pas encore commandé au travail donc je ne pourrai malheureusement pas en parler dans cet article.


Quatrième de couverture : « L’histoire vraie d’une héroïne oubliée.

1940, l’armée nazie a envahi la Pologne. À Varsovie, les Juifs de la ville ont été parqués dans le ghetto : un quartier entier entouré de murs. Quiconque tente de s’en échapper est abattu sans sommation ; les seuls qui peuvent y entrer sont les membres du département d’aide sociale. Parmi eux, Irena vient tous les jours apporter vivres et soutien à ceux qui sont enfermés dans cet enfer et qui souffrent de maladies et de malnutrition. Ici, tout le monde la connait, les enfants l’adorent. Car Irena est un modèle de courage : elle n’hésite pas à tenir tête aux gardiens, à faire toujours plus que ce qu’autorise l’occupant nazi. Le jour où, sur son lit de mort, une jeune mère lui confie la vie de son fils, Irena se met en tête de sortir clandestinement les orphelins du ghetto. Pour que l’innocence soit épargnée de la barbarie, elle doit être prête à risquer sa vie.

Décédée en 2008, déclarée Juste parmi les nations en 1965, Irena Sendlerowa, résistante et militante polonaise, fut l’une des plus grandes héroïnes de la Seconde Guerre mondiale, sauvant près de 2500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Et pourtant elle est oubliée des livres d’Histoire… C’est en lisant par hasard un article sur elle que Jean-David Morvan a eu le déclic : sa vie devait être racontée. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il retrace sur trois albums le combat humaniste de cette mère des enfants de l’Holocauste.

Porté par un dessin d’une grande sensibilité, Irena réussit le tour de force de parler sans lourdeur d’un sujet fort, poignant et profondément actuel… Toucher, émouvoir, parler d’hier pour raconter aujourd’hui… »


Cette histoire est moins connue qu’on pourrait le croire et cette série graphique permet de rendre justice à Irena Sendlerowa, qui s’est engagée au péril de sa vie pour sauver des enfants en les faisant sortir illégalement (mais moralement et humainement) du ghetto de Varsovie. Refuser d’obéir et, pire, aller contre les ordres de l’occupant, c’est mettre un premier pied dans le peloton d’exécution.

L’histoire est croisée entre l’action de sauvetage organisée avec un réseau polonais et l’arrestation de la jeune Irena par les nazis. Cette composition du récit donne encore plus de poids à ses actes car le risque est réel et est rappelé régulièrement lors de la lecture. Nous gardons en mémoire l’abnégation dont certains ont pu faire preuve, la résistance à l’inhumanité des idéologies racistes et totalitaires.

Les dessins savent se faire doux et plus durs, plus crus dans certains cas, mais portent magnifique cette histoire à ne pas oublier. Je suis un peu frustrée de ne pas pouvoir poursuivre ma lecture avec le troisième volume car j’ai vraiment été happée par les deux premiers : Le ghetto et Les Justes. Le troisième, nommé Varso-Vie, adopte le point de vue d’une ancienne enfant sauvée par Irena et qui va découvrir sa propre histoire.

Pour ceux qui souhaiteraient aller plus loin, un ouvrage biographique écrit par Gilbert Sénoué est paru aux éditions Don Quichotte fin 2016.

Pour en savoir plus

 

Et vous, les avez-vous lus et aimés ?

4 commentaires

  1. Ca a l’air d’être une histoire formidable ! En effet, personne n’a jamais parlé d’elle en cours d’histoire, sinon je me serais souvenue d’un tel cran. En plus, contrairement à beaucoup, je ne suis pas lassée des histoires sur la 2nde Guerre Mondiale, n’en ayant lu presque aucune.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, une sacrée personne ! Et la répression en Pologne était vraiment dissuasive, ce qui rend l’engagement encore plus impressionnant ! 🙂 Je n’ai découvert son histoire que récemment et je pense que ce genre de parcours devrait être valorisé. La résistance pouvait être armée, oui, mais aussi civile et spirituelle, ces deux dernières sont beaucoup moins abordées.

      Aimé par 1 personne

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