👁 « Leonard Peltier : non au massacre des indiens » d’Elsa Solal (Actes Sud Junior, 2017)

Je suis absolument fan de la collection Ceux qui ont dit non d’Actes Sud Junior, dirigée par Murielle Szac. Ils sont toujous intelligemment construits et mettent le doigt sur des faits de société qui font mal mais dont il faut parler et ne pas avoir peur de le faire auprès des préadolescents. Comment pouvais-je donc passer à côté de celui sur Leonard Peltier pour mon thème actuel ?


Quatrième de couverture : « Depuis 1976, Leonard Peltier, militant amérindien, est emprisonné à vie pour le meurtre de deux agents du FBI. Bien que de nombreuses voix dans le monde clament son innocence, son procès n’a jamais été révisé.

J’ai vu l’enfant que j’étais lorsqu’on me frappait quand je parlais ma langue ; j’ai vu l’adolescent emprisonné toute une nuit. Et j’ai vu défiler tous ces instants d’humiliation. J’ai vu les corps des enfants et des femmes à Wounded Knee, massacrés sous les balles de l’armée américaine. J’ai vu aussi Crazy Horse, j’ai cessé de me demander pourquoi les Blancs voulaient nous détruire… Avec mes compagnons nous allions refaire le monde en mieux ! Une autre Amérique se levait. Quelque chose arrivait. Et nous savions de quel côté soufflait le vent, comme le chantait Bob Dylan. »


Ce livre nous parle d’une injustice à l’encontre d’une personne, un emprisonnement abusif qui dure depuis plus de quarante ans. Construit en un échange entre un journaliste, John, et Leonard Peltier, emprisonné, le récit est facile à comprendre et les problématiques sont clairement exposées.

John a sa propre histoire, ses propres mythes familiaux liés à Wounded Knee, mais du côté américain. Le héro de la bataille se révèle sous un tout autre visage. L’histoire se construit souvent par la bouche des « vainqueurs ». Ce journaliste va également être amené à couvrir une révolte qui durera soixante-et-onze jours, il sera alors confronté à la réalité du traitement réservé aux Indiens par les forces de l’ordre.

La question de fond est que les espaces de vie des Indiens n’ont eu de cesse d’être réduits par les colonisateurs qui s’en sont approprié les fruits. Sous la réserve de Pine Ridge, de l’uranium. Il est demandé aux habitants de la réserve d’encore réduire leurs terres. S’en est trop. Résister aux attaques racistes, refuser l’assimilation outrancière, repousser les frontières qui se resserrent comme un étaux. Voilà ce qui a coûté sa liberté à Leonard Peltier, ça et un complot organisé, un faux témoignage donné sous la menace.

« Le 1er juin 1977, le tribunal de Fargo (Dakota du Nord) annonce sa double condamnation à perpétuité à Leonard Peltier. Depuis, le témoin est revenu sur sa fausse déclaration, les preuves fabriquées ont été reconnues comme non crédibles. Leonard Peltier, malgré les soutiens du monde entier et les preuves de sa condamnation abusive, est encore en prison. »

Ce genre de pratiques n’appartient pas au passé, pas encore.

Pour en savoir plus

 

Communiqué de presse d’Amnesty International

Liberté pour Leonard Peltier.

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