Ce livre est un véritable coup de cœur ! Je tiens à commencer par là, car il y a bien longtemps que je n’avais pas pleuré, rit et sourit autant et à une telle fréquence !

LaSolutionEsquimauAW« Au matin de Pessah, la Pâque juive, un vieil homme se remémore cette nuit si particulière que sa famille rejoue à huis clos et à guichet fermé chaque année – une comédie extravagante et drolatique dont elle a le secret. Il y a Michelle, la cadette qui enrage pour un rien et terrorise tout son monde, à commencer par Patrick, le très émotif père de ses enfants. Il y a Denise, l’aînée trop discrète, et son mari Pinhas, qui bâtit des châteaux en Espagne et des palais au Maroc. Et bien sûr Salomon, le patriarche rescapé des camps, et son humour d’un genre très personnel qui lui vaut quelques revers et pas mal d’incompréhension.

Mais en ce matin de Pessah, pour la première fois, Salomon s’apprête à vivre cette nuit sans sa femme, sa douce et merveilleuse Sarah… Un roman au charme irrésistible, émouvant, drôle – et magnifiquement enlevé. »

C’est un livre plein d’amour, mais pas le mièvre et le dégoulinant (ce qui dégoulinait d’ailleurs, c’était surtout mon nez), non c’est l’amour le vrai, l’humain, avec ses magies et ses failles parfois, mais toujours plus fort et pour lequel une vie entière est trop courte. Salomon et Sarah, leur amour c’etait celui-là. Mais Sarah est morte. Salomon s’apprête à fêter le premier Pessah en famille sans elle, sans sa générosité infinie et sans sa main qui, posée sur lui, apaisait tous les maux. Tout au long du livre nous suivons Salomon, le rescapé des camps, l’homme qui ne parvient par à se libérer des deuils. Avec son humour très particulier appelé l’humour concentrationnaire, il parle comme il peut des camps et met avec espièglerie tout son monde mal à l’aise. Mais cet humour ne tient pas qu’à la provocation, c’est le seul moyen qu’il aura trouvé pour parler de cette épreuve, car si les camps ont été libérés, l’esprit des victimes ne l’est jamais, lui.

Mais pas de Pessah sans la famille et Salomon en a une aussi explosive qu’endeuillée qui s’approche. Certains passages évoquent des différences rituelles entre les Ashkénazes et Sépharades, avec des remarques qui m’ont parfois gênée dans un premier temps, mais Joachim Schnerf n’a pas manqué de préciser qu’il s’agissait surtout de jouer avec des clichés qu’il connaît bien, lui dont les parents illustrent ces deux communautés (même si je n’aime pas trop ce mot).

Un autre aspect que j’ai beaucoup aimé dans cet ouvrage c’est son aspect didactique : je ne connaissais pas le déroulement de la fête de Pessah, maintenant je me sens vraiment moins bête. Merci Joachim, pour ça, mais pour tout ce que comporte ce livre, qui m’a émue comme rarement. Merci et à bientôt, Monsieur Schnerf !

Pour en savoir plus

 


Ils/Elles l’ont aussi lu et chroniqué : Enpochezmoi… • Le petit poucet des mots • Lire & déliresLes fictionsLa madeleine de livres • WILIWIT by LasmadjDomi C lire • B comme Bouquiner • Les Lectures de Maman Nature


 

Et vous, avez-vous envie de découvrir cette pépite ?

Publicités