« Femme de chambre » de Markus Orths (Liana Levi, 2009)

Acheté un peu par hasard, au fil des rayonnages d’Emmaüs (encore et toujours), la quatrième de couverture de ce livre m’a clairement intriguée. Un point de départ qui offrait mille possibilités et rebondissements pour la suite et j’avais clairement envie d’être surprise !


Quatrième de couverture : « Femme de chambre dans un hôtel, Lynn y satisfait sa manie obsessionnelle du nettoyage. Même les affaires personnelles des clients font l’objet d’une inspection approfondie et indiscrète. Un soir, dans la chambre 303, la jeune fille enfile par-dessus son tablier le pyjama du client, et lorsque ce dernier tourne la clé dans la serrure, il ne lui reste qu’à se glisser sous le lit. La nuit qu’elle y passe constitue un pas de plus dans l’intrusion amorcée. Un pas qui va la mener très loin…

Femme de chambre brosse le portrait d’une femme lentement dévorée par l’obsession des autres, une femme qui cherche à savoir comment ils réussissent là où elle échoue: vivre. Markus Orths entraîne insensiblement son lecteur dans l’univers psychologique de Lynn, l’absurde devient normalité, et la perversité de l’héroïne s’impose à l’esprit du lecteur avec une simplicité enfantine. »


Autant le dire dès maintenant, je n’ai pas vraiment aimé ce roman. Je m’attendais à plus de perversité (sans tomber dans le trash), de travers dans la personnalité de l’héroïne, et contrairement à ce qui est annoncé, ce qui existe ne s’est en aucun cas imposé comme une normalité pour moi. J’ai juste trouvé le personnage paumé. Je ne me suis pas attachée à Lynn et je n’ai pas vraiment saisi les raisons de ses troubles : elle passe six mois en clinique mais nous n’en savons quasiment rien de plus, c’est à peine égrainé au fil du roman.

On comprend que Lynn est cassée, seule, qu’elle souffre de cette solitude, que sa vie ne lui convient pas et se retrouver seule face à elle-même lui est insupportable. C’est un personnage brisé, qui tente de s’accrocher à la vie par des hobbies singuliers, mais ce n’est pas un personnage que j’ai apprécié suivre. Le roman introduit une rencontre qui va la faire revivre temporairement, mais qui la laissera encore plus seule qu’avant. Le besoin de se remplir de la vie des autres pour ne pas avoir à faire le constat de la sienne, pour ne pas sombrer, est très intéressant, mais je suis vraiment restée sur ma faim, je pense j’attendais des réponses qui ne sont pas venues.

Je terminerai en précisant que ce roman a été un succès en librairie à sa sortie, traduit dans neuf langues, ce n’est pas rien, j’imagine donc qu’il peut plaire à beaucoup de monde. Il faut dire que je suis assez peu sensible aux sujets abordés, la romance en faisant partie, et que j’aime être davantage accompagnée par l’auteur, j’aime les descriptions et la compagnie de narrateurs bavards, omniscients.

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