« Lise et les hirondelles » de Sophie Adriansen (Nathan, 2018)

Je me suis offert ce livre pour la jeunesse en même temps que le précédent de l’auteur sur la thématique de la Seconde Guerre mondiale, Max et les poissons. Si j’ai adoré le premier (dont je ferai une chronique ultérieurement), celui-ci m’a moins touchée mais cela n’enlève rien à la qualité littéraire de l’auteure. J’aime particulièrement le fait de voir la guerre au quotidien à travers des yeux d’enfants, car eux aussi victimes (parfois oubliées) de la barbarie.


Quatrième de couverture : « À treize ans, Lise a une passion pour les hirondelles. Mais lorsqu’elle les voit revenir à Paris en cet été 1942, les oiseaux ne parviennent pas à lui faire oublier les effets de l’Occupation : le rationnement, les sirènes, la fermeture de l’atelier de confection familial, l’attitude de ses amis depuis qu’elle porte une étoile jaune sur ses vêtements.

Le 16 juillet, Lise assiste à l’arrestation de toute sa famille. Elle se précipite au commissariat où on les a emmenés et parvient à sauver ses deux petits frères de la rafle du Vel’ d’Hiv’. Mais elle n’a plus aucune nouvelle de leurs parents. Commence alors pour eux le long parcours des enfants cachés, parsemé d’angoisse et de dangers, de moments de doute et d’espoir. Dès 12 ans. »


La couverture est juste sublime, Tom Haugomat reste dans le même esprit que celui de Max et les poissons, avec des jeux d’ombres et des couleurs douces qui permettent une approche moins brute du sujet.

Lise va très rapidement être confrontée à l’arrestation de ses parents et de son petit frère, ce dernier né sur le sol français qu’elle pourra sortir du commissariat, contrairement à ses parents. S’en suit le parcours de ces enfants, cachés chez des voisins, chez des cousins, confrontés à la peur et à l’absence, confrontés à l’idée que les êtres chers ne reviendront pas. Mais cette idée ne peut empêcher l’attente inconsciente et, comment dire à un petit garçon ce qu’est la mort, quand en plus celle-ci a touché ses parents ?

Ce livre est beau, c’est indéniable, mais il est, je trouve, très orienté vers un lectorat féminin et cela m’a un peu déstabilisée. Il aborde des questions d’adolescentes, du corps qui change, ce à quoi je ne m’attendais pas, même si ça souligne encore plus le manque de la mère qui accompagne généralement lors de ces étapes de la vie.

Une jolie lecture, qui ne m’aura pas autant émue que la précédente, mais qui plaira sans aucun doute à de jeunes lecteurs qui veulent lire sur le sujet sans que ce soit trop violent. Les contenus ne sont pas trop durs, Sophie Adriansen sait parfaitement doser ce qui doit être dit pour que le lecteur comprenne, car le drame se joue entre les lignes.

Pour en savoir plus


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Et vous, que pensez-vous de la littérature jeunesse pour parler des conflits ?

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